mercredi 21 avril 2010

Il remet ça

Lu sur le blog de Patrick Lagacé aujourd'hui.
Un vrai poème ce mec.
Complètement abruti.
L'avant dernière ligne est est régal.



Avions et principe de précaution

(Photo AP – Cauchemar de boss de compagnies aériennes)
Il y a une levée de boucliers dans l’industrie aérienne pour dénoncer les autorités européennes qui ont cloué les avions au sol, depuis que le volcan Eyjafjallablagoufloflöfolyakablagoufloy s’est fâché, dans le sud de l’Islande. Il semble que les compagnies aériennes perdent autant de fric que la fumée crachée par le cratère du volcan Eyjafloflöfolyakablagoufloyfjallablagou. On parle de prudence excessive. On pourfend le principe de précaution.

Ce qui est toujours facile à faire quand tout va bien. Facile de dire que les États ont été trop prudents quand des milliers d’avions n’ont pas volé dans le putain de nuage. Le Monde résume le dilemme à merveille :

Ce fut le cas il y a quelques mois lors de la pandémie de grippe A(H1N1), hier encore après la tempête Xynthia sur les côtes françaises, aujourd’hui à propos du nuage volcanique. A chaque fois, les pouvoirs publics se trouvent placés devant deux injonctions contradictoires. D’un côté, ils sont sommés par les citoyens eux-mêmes de leur assurer une protection maximale, absolue même, contre les risques (naturels, climatiques, sanitaires, etc.) qui peuvent les menacer. De l’autre, ils sont immédiatement accusés de verser dans l’excès de précaution et d’entraver la liberté de chacun, s’il apparaît que le risque n’était pas aussi grave que redouté.

T’es ministre des Transports ou officiel d’une agence de sécurité aérienne. Tu n’appliques pas le principe de précaution dans le cas du nuage du volcan, disons. Tu laisses les cieux ouverts. Tu laisses les compagnies aériennes décider. Et là, les moteurs d’un avion de ligne au-dessus de l’Atlantique se mettent à tousser, puis cessent de fonctionner. L’Airbus se plante quelque part entre l’Islande et le Groënland, 300 morts. Qui va être blâmé pour ne PAS avoir fermé les cieux ? Eh oui, les ministres des transports et les agences de sécurité aérienne…

Bref, dans des cas comme ceux-ci – grippe A, fumée du Eyjafjallablagoufloflöfolyakablagoufloy, etc, etc –, cette masse de décideurs qu’on appelle « les autorités » est baisée des deux bords. Tu laisses faire et il y a une catastrophe : on te blâme. Tu laisses pas faire et tu causes un joyeux bordel : on te blâme.

Ah, un F16 belge a toussé en passant dans le nuage, semble-t-il. Son pilote est probablement une moumoune.

Ah, The Big Picture, au Boston Globe, a encore des photos hallucinantes du volcan.

2 commentaires:

Gomeux a dit…

Brrr.

Y a comme une brise, là.

Un courant d'air.


T'as lu ce que j'ai écrit sur lui, ce chic type?
Drôle.

piedssurterre a dit…

Oui Gom, j'ai lu deux trois trucs sur Lagacé qui m'ont aidée à cerner un peu le personnage.
Le genre de mec vachement sympa tu vois, généreux et tout qui véhicule avec sa plume des énormités au service de ses patrons. Lui qui aime le journalisme parce que c'est un moyen pas fatiguant de gagner sa vie.
Face de paresseux, comme dirait É,
Il me met en rage.